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RDC : Quand François Hollande rassure Joseph Kabila...

RDC : Quand François Hollande rassure Joseph Kabila...

20 mai 2014. Beaucoup de bruits pour rien ! Les spéculations et les hypothèses les plus fantaisistes ont circulé au sujet du contenu réel ou supposé du tête-à-tête Hollande-Kabila, ce mercredi 21 mai 2014 à Paris. Au final, une déception pour les adversaires du raïs congolais et une satisfaction à peine dissimulée u principal intéressé. Plus de peur que de mal…

François Hollande a bien pris soin de ne pas emboîter le pas de Washington qui a dit ouvertement tout le mal qu’il pensait d’un tripatouillage de la Constitution congolaise. Mais alors, que s’est-il passé à Paris pour que Kabila se sente à nouveau pousser des ailes ?

Compte tenu des énormes intérêts économiques de la France (Orange, Areva, hydrocarbures), de ses attentes vis-à-vis de la RDC dans la résolution de la crise centrafricaine, et de son voeu de voir Kinshasa jouer un rôle accrû, il n'est pas absurde de penser que Joseph Kabila accédera aux demandes de François Hollande de renforcer le contingent congolais avec l'objectif de faire diversion sur la question de la révision constitutionnelle et celle inhérente à son troisième mandat.

En se rendant ainsi "incontournable" sur l'échiquier sous-régional et en dépêchant à Bangui un renfort de troupes supplémentaires dans le cadre de la mission militaire conjointe UA-ONU, en dépit de l'état déliquescent des FARDC, Joseph Kabila fait d'une pierre deux coups : il tempère les ardeurs de l'Occident au sujet des élections de 2016 et de sa candidature, tout en se positionnant en ordre utile dans la sous-région comme une des clés de la stabilisation de la Centrafrique.

Ce cadeau inespéré de François Hollande à son homologue congolais tombe à point nommé et redonne le moral à un Joseph Kabila que d'aucuns se sont peut-être empressés d'enterrer un peu trop tôt suite à la visite de John Kerry, le 4 mai dernier à Kinshasa.

Nul doute qu'il profitera de ces providentielles "dividendes diplomatiques" pour reprendre l'initiative sur le plan intérieur et en gardant la maîtrise totale de l'agenda politique...A suivre !

Henri Désiré N’ZOUZI, Consultant Diplomatique

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