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Burkina Faso : Le nouvel homme fort poursuit les consultations en vue d'une transition.

Burkina Faso : Le nouvel homme fort poursuit les consultations en vue d'une transition.

04 novembre 2014. La situation était calme mardi à Ouagadougou, où le nouvel homme fort, le lieutenant-colonel Zida doit poursuivre des consultations en vue de former un régime de transition qui pourrait être dirigé par un civil.

Les rues étaient à nouveau pleines de monde dans la capitale burkinabè. Les vendeurs de rue étaient à pied d'oeuvre, sous un soleil de plomb dès le matin, a constaté un journaliste de l'AFP.
Le lieutenant-colonel Zida, doit rencontrer dans la matinée le Mogho Naba, le "roi" des Mossis, la principale communauté du pays. Puis il s'entretiendra avec les entrepreneurs et les syndicats dans l'après-midi.
M. Zida a été désigné par l'armée comme chef du régime intérimaire après la chute du président Blaise Compaoré. Il a promis lundi une transition dans un "cadre constitutionnel", laissant entrevoir un passage de flambeau aux autorités civiles.

L'opposition politique rencontrait de son côté les représentants de l'Union africaine et des Nations unies.
Contesté dans la rue et sous forte pression internationale, le nouvel homme fort du Burkina Faso, le lieutenant-colonel Zida, a promis lundi une transition "dans un cadre constitutionnel", laissant entrevoir un passage de flambeau aux autorités civiles.
Les Etats-Unis et la France ont appelé l'armée burkinabè à assurer ce retour du pouvoir aux civils sans aucun délai.

Lors d'une rencontre avec le corps diplomatique à laquelle assistait un journaliste de l'AFP, le lieutenant-colonel Zida a affirmé que "le pouvoir exécutif sera conduit par un organe de transition dans un cadre constitutionnel".

"Cet organe de transition sera dirigé par une personnalité consensuelle désignée par tous les acteurs de la vie nationale", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il souhaitait que cela se fasse dans un délai "le plus bref possible".
Numéro 2 de la garde présidentielle, le lieutenant-colonel Zida a été placé au pouvoir samedi par la hiérarchie militaire, après la chute vendredi du président Blaise Compaoré, poussé à la démission par une insurrection populaire après 27 ans au pouvoir. Mais l'opposition, la société civile et la population ont immédiatement réclamé un pouvoir civil.
"Nous ne sommes pas là pour usurper (. . . ) le pouvoir", a déclaré un peu plus tard le lieutenant-colonel à des journalistes.

La Constitution burkinabè, que les militaires ont suspendue vendredi soir, prévoit que le président de l'Assemblée nationale assure l'intérim en cas de vacance du pouvoir dans ce pays pauvre du Sahel comptant 17 millions d'habitants. Or l'Assemblée a été dissoute dans les premières heures du pouvoir militaire, et son président reste introuvable.
Selon un leader de l'opposition, Ablassé Ouedraogo, M. Zida est bien disposé à remettre en vigueur la Constitution.

"Zida nous a clairement indiqué qu'il allait procéder à la levée de la suspension de la Constitution, ce qui ramènerait le Burkina Faso dans la légalité constitutionnelle", a déclaré lors d'une conférence de presse M. Ouedraogo, qui avait rencontré le lieutenant-colonel avec les autres dirigeants de l'opposition dimanche soir.
La déclaration de M. Zida lundi, qui laisse à penser qu'un civil pourrait prendre la tête de la transition, intervient après l'appel des États-Unis à l'armée burkinabè "à transmettre immédiatement le pouvoir aux autorités civiles".

Washington, allié clé et bailleur de fond du pays, qui avait condamné samedi "la tentative de l'armée burkinabè d'imposer sa volonté au peuple", a cependant souligné lundi n'avoir pas encore décidé d'une suspension de son aide.

Comme les États-Unis, la France, ancienne puissance coloniale et premier bailleur de fonds du Burkina Faso, a réclamé que les militaires remettent le pouvoir aux civils sans délai.
Le président français François Hollande, en visite au Canada, a appelé lundi soir à ce que le pouvoir soit transféré aux civils "dans les prochaines heures" et que de futures élections soient organisées par un pouvoir civil. "Pour qu'elles puissent se tenir, il faut que ce soit un pouvoir civil qui puisse le faire", a-t-il déclaré.

Quelques heures plus tôt, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait déjà indiqué que la France souhaitait un processus rapide. "Un chef de l'Etat intérimaire civil doit être désigné rapidement afin de conduire le pays vers des élections", avait déclaré M. Fabius dans un communiqué.
Par ailleurs, M. Hollande a révélé que les autorités françaises avaient fait en sorte "que l'évacuation de Blaise Compaoré puisse se faire sans drame" mais "sans y participer" elles-mêmes.
L'Union africaine, quant à elle, a donné "deux semaines" aux forces armées pour "transférer le pouvoir aux autorités civiles", sous peine de sanctions.

L'Union européenne et la médiation internationale tripartite au Burkina, conduite par l'ONU, l'Union africaine (UA) et la Cédéao, l'organisation régionale de l'Afrique de l'Ouest, ont condamné la prise de pouvoir par l'armée.
Loin de cette confusion, l'ex-président Compaoré jouit d'un refuge doré à Yamoussoukro, capitale de la Côte d'Ivoire voisine dirigée par son ami Alassane Ouattara, où il est logé depuis vendredi dans une luxueuse résidence d’État.

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