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BĂ©nin : Alimentation et malnutrition infantile.

BĂ©nin : Alimentation et malnutrition infantile.

10 juin 2014. Le Japon a octroyé à l’UNICEF-Bénin, une subvention de 300 millions FCFA, soit 600.000 dollars américains, en vue d’appuyer cette institution dans le renforcement de la lutte contre la malnutrition infantile, a-t-on appris de l’institution onusienne.

La mise en œuvre de cette subvention  survient après la publication d’une enquête menée par l’UNICEF au mois de mars dernier, faisant état de la situation alarmante de la nutrition des enfants dans les communes de Malanville et de Karimama.

Selon les résultats de cette enquête,  la commune de Malanville compte 9% de prévalence de la malnutrition aiguë globale. Le taux de la malnutrition aiguë sévère, qui nécessite une hospitalisation et un traitement intensif pour sauver l’enfant, est estimé à 1,6%.

Les résultats constatés dans la commune de Karimama sont également préoccupants : la malnutrition aiguë sévère s’élève à 3% et la prévalence de la malnutrition aiguë globale atteint 12,3%, dépassant le seuil d’alerte établi à 10% et se rapprochant du seuil d’urgence de 15%.

Selon les résultats de cette enquête, la malnutrition chronique est de 34,6 % dans le département de l’Alibori (département dont font partie les deux communes). La malnutrition chronique est restée stationnaire  dans cette partie du Bénin où elle était de 35,9% en 2011.

La malnutrition chronique est due à une alimentation insuffisante sur une période prolongée. Elle débute dans les 1.000 premiers jours de vie de l’enfant, notamment les neuf mois de grossesse et les deux premières années de vie. Au Bénin, déplore-t-on, l’insécurité alimentaire due notamment à la pauvreté rend les ménages vulnérables aux chocs conjoncturels tels que les inondations. Ces situations d’urgence exposent davantage les enfants à la malnutrition.

De même, fait-on remarquer, l’accès à l’eau et à l’assainissement s’avère essentiel pour assurer une nutrition adéquate des enfants et les protéger des maladies et infections hydriques. Le traitement de l’eau à domicile, le lavage quotidien des mains au savon et l’évacuation hygiénique des selles des enfants représentent jusqu’à 45% des interventions nécessaires à la réduction de la malnutrition chronique.

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