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Afrique : Recherche de la science nucléaire sur les moustiques.

Afrique : Recherche de la science nucléaire sur les moustiques.

02 juin 2014. Les pays africains devraient bénéficier de la recherche en cours pour stériliser les moustiques grâce à l'usage de la technologie de la science nucléaire, affirment les experts.

L'ambassadeur de l'Afrique du Sud, M. Abdul Samad Minty, président de la Commission de l'Union africaine de l'énergie nucléaire (Caen), a déclaré que les programmes pour 'irradier' les moustiques pour freiner leur reproduction sont en cours.

'Il est nécessaire de poursuivre les études pour savoir si la technologie nucléaire est en mesure de freiner la reproduction des moustiques. L'objectif est de rendre ceux irradiés moins attrayants', a indiqué vendredi aux journalistes, l'ambassadeur Minty.

Les diplomates africains se sont réunis pendant deux jours en Éthiopie pour examiner le développement de programmes nucléaires pacifiques. 'Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il n'y existe pas de prolifération nucléaire. L'Afrique est à l'abri du développement nucléaire. La grande question est de voir comment nous pouvons l'utiliser pour l'agriculture, l'eau et la santé partout où cette technologie est disponible', s'est interrogé l'ambassadeur Minty.

L'Afrique du Sud, l’Égypte et l'Algérie sont les seuls pays africains dotés de certaines formes de programmes nucléaires avancés. L'ambassadeur Minty a ajouté qu'en cas de réussite des recherches sur la manière d'utiliser la technologie nucléaire pour arrêter la reproduction des moustiques, une menace majeure pour la santé publique serait éliminée.

Les scientifiques ont réussi à anéantir la mouche tsé tsé, le vecteur de la maladie du sommeil en l'irradiant. 'Elle tuait autrefois les animaux en Afrique. Nous l'avons éradiquée en Afrique', s'est réjoui Minty.

Les scientifiques et les diplomates exhortent les dirigeants africains à mettre de toute urgence des centres régionaux d'excellence pour répandre l'utilisation de la technologie nucléaire.

Minty a souligné que la lutte anti vectorielle et le développement de tous nouveaux secteurs industriels qui pourraient stimuler les capacités d'exportation, existent en Afrique. 'Au plan politique, les dirigeants africains ne sont pas au courant de l'existence de ces possibilités. Nous devons travailler dans les universités', a-t-il insisté.

Au moins 38 pays africains ont adopté le Traité de Pelindaba, le traité d'interdiction nucléaire qui exclut tout essai de toutes armes nucléaires en Afrique.

' Dans la recherche sur les moustiques, la technologie n'est toujours pas au point pour assurer la stérilisation complète des moustiques. Le problème, c'est que les moustiques sont partout et il n'existe toujours pas de canal pour faire parvenir la technologie aux populations', a déploré l'ambassadeur Minty.

Tout en soulignant que les pays africains ne devraient pas dépenser plus de cinq milliards de dollars pour construire des usines à propulsion nucléaire, la Caen veut des programmes nucléaires pour accélérer le développement.

La technologie nucléaire est actuellement utilisée dans le traitement du cancer. L'Afrique du Sud reste l'un des quelques pays privilégiés disposant de cette technologie.

M. Minty, ambassadeur de l'Afrique du Sud à Genève, a noté que les fruits irradiés au nucléaire et d'autres produits pourraient stimuler les exportations africaines. Il a affirmé que la technologie pourrait, également, permettre de réduire la quantité de sel dans les océans et permettre l'utilisation des eaux de crue pour relancer l'agriculture.

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