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Afrique : Changement technologiques, émissions de carbone et croissance économique.

Afrique : Changement technologiques, émissions de carbone et croissance économique.

19 septembre 2014. A une semaine de l'ouverture d'un sommet majeur sur le climat à l'Onu, un nouveau rapport d'une commission de dirigeants mondiaux soutient que les changements structurels et technologiques majeurs dans l'économie mondiale rendent possible une réduction des émissions de carbone et favorisent la croissance économique dans le même temps.

L'ancien président du Mexique, Felipe Calderon, qui s'est exprimé mardi au siège de l'Onu à New York sur ce rapport, a déclaré qu'il était possible d'avoir une plus forte croissance et de meilleures conditions climatiques.

'Cependant, il est possible de créer des emplois et de réduire la pauvreté et en même temps de réduire les émissions de carbone qui menacent notre avenir. Oui, c'est possible, mais nous devons procéder à des changements fondamentaux et faire des choix pertinents', a indiqué M. Calderon.

En lançant le rapport 'Meilleure Croissance, Meilleur Climat : La Nouvelle Économie Climatique' aux côtés du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, M. Calderon a déclaré que les nouvelles données réfutent l'idée que la communauté internationale doit choisir entre la lutte contre le changement climatique et la croissance de l'économie mondiale.

'La transition vers une économie à faible émission de carbone peut améliorer la qualité de la croissance, y compris avec la création de nouveaux emplois, un environnement plus propre et une amélioration des conditions sanitaires, et qu'un nombre croissant d'entreprises, de villes et de pays nous montrent que ceci est véritablement possible', a-t-il souligné.

Il a indiqué que la Commission estime que si elles sont correctement appliquées, ses recommandations pourraient potentiellement permettre d'atteindre 90 pour cent des réductions d'émissions requises d'ici à 2030 pour éviter le changement climatique.

'Mais cela va nécessiter une action décisive et rapide de la part des décideurs et aujourd'hui nous accordons 600 milliards de dollars de subventions pour les énergies fossiles, mais seulement 100 milliards pour appuyer l'énergie propre chaque année. Nous payons pour polluer. Cela ne peut plus continuer', a soutenu M. Calderon.

L'ancien président mexicain a ajouté que le rapport a trouvé les opportunités de réaliser une croissance soutenue avec une baisse des émissions dans trois secteurs clés de l'économie mondiale: les villes, l'utilisation des terres et l'énergie.

'Mais les gouvernements et les entreprises doivent améliorer l'efficacité de leurs ressources, investir dans les infrastructures et stimuler l'innovation par les entreprises tout en bâtissant des villes mieux reliées, plus compactes en se basant sur le transport public de masse et épargner ainsi plus de 3000 milliards de dollars de coûts d'investissement au cours des 15 prochaines années.

'Réaménager seulement 12 pour cent des terres du monde dégradées peut permettre de nourrir 200 millions d'autres personnes et d'augmenter les revenus des agriculteurs de 40 milliards de dollars par an.

'Alors que le prix de l'énergie solaire et éolienne baisse de manière spectaculaire, plus de la moitié de la nouvelle production d'électricité au cours des 15 prochaines années devrait venir de l'énergie renouvelable, en réduisant la dépendance au charbon très polluant', a-t-il souligné.

En s'exprimant également, M. Ban a déclaré que le rapport venait à son heure, en notant que les émissions de gaz à effet de serre ont atteint des niveaux records et que les effets du changement climatique ne sont pas seulement généralisés, mais ils sont également coûteux et conséquents.

'Les scientifiques nous avertissent depuis longtemps sur les implications potentielles du changement climatique pour la croissance économique. Nous ne pouvons plus nous permettre de nous mettre en danger au nom de la prospérité. Nous devons gérer les risques climatiques pour un développement économique durable. Il faut une transformation structurelle de l'économie mondiale', a-t-il souligné.

Présidée par M. Calderon, la Commission Mondiale sur l’Économie et le Climat, qui a mené cette étude, comprend 23 chefs de gouvernements, d'entreprises et des secteurs économiques et financiers de 19 pays.

L'étude d'un an a été menée par des instituts de recherche de premier plan du Brésil, de la Chine, de l'Ethiopie, de l'Inde, de la Corée du Sud, du Royaume-uni et des États-Unis et elle a bénéficié des conseils d'un panel d'économistes de renommée mondiale.

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